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Site d'aide
aux enseignants pour la réalisation du livret "les Risques
Majeurs et Moi"
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Quest-ce quun risque majeur ? Au milieu des années 1980, Haroun Tazieff, le célèbre volcanologue alors secrétaire dÉtat à la prévention des risques technologiques et naturels majeurs, a défini le risque majeur comme la menace sur lhomme et son environnement direct, sur ses installations, la menace dont la gravité est telle que la société se trouve absolument dépassée par limmensité du désastre . Cette définition pose les points importants à retenir : un risque majeur est une menace, il n'est donc pas encore réalisé et l'on peut prendre des mesures pour le gérer ; cette menace porte sur la santé et la vie des êtres humains, leurs activités, leurs biens et l'environnement où ils vivent ; la gravité d'un risque majeur est telle que ses conséquences s'il venait à se réaliser pourraient dépasser les capacités de réaction de la société et la déstabiliser. Pourquoi enseigner les risques majeurs aux élèves ? LÉtat est tenu dinformer la population sur les risques majeurs connus ou prévisibles auxquels elle est soumise. Vu limportance des enjeux, il est essentiel que les citoyens connaissent les différents phénomènes et sachent appliquer les consignes qui leurs sont données. Une culture du risque majeur doit donc être mise en place dès le plus jeune âge. La culture du risque majeur désigne les connaissances à transmettre aux élèves, celles concernant :
Les deux derniers domaines indiqués sont appelés "l'aspect opérationnel de la gestion des risques majeurs" ; les deux premiers "'aspect culturel de cette gestion". Que dit la loi sur l'enseignement des risques majeurs ? L'article n°5 de la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 a créé l'article L.312-13-1 du code de l'éducation qui stipule : « Tout élève bénéficie, dans le cadre de sa scolarité obligatoire, d'une sensibilisation à la prévention des risques et aux missions des services de secours ainsi que d'un apprentissage des gestes élémentaires de premier secours ». Cest donc une obligation légale pour lÉducation Nationale de donner un enseignement sur les risques majeurs. L'article n°8 de la Charte de l'environnement, en tant que règle constitutionnelle, s'impose à toutes les lois et tous les actes des autorités publiques stipule : « L'éducation et la formation à l'environnement doivent contribuer à l'exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte ». Sur le plan culturel, la circulaire n°2004-110 du 8 juillet 2004 inscrit officiellement l'éducation au développement durable dans les programmes du primaire jusqu'au lycée. La circulaire n°2004-110 a été complétée par la circulaire n°2007-077 qui a mis en place le nom d'Éducation au Développement Durable (EDD). L'EDD n'est pas une discipline à part entière mais une problématique à intégrer dans les programmes disciplinaires. Bien que ce soit souvent ignoré par le grand public, le développement durable inclut la prise en compte des risques majeurs. Les établissements scolaires sont tenus de réaliser leur Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) pour être prêts à réagir en cas de catastrophe majeure (cf. la circulaire n°2002-119 du 29 mai 2002, le BOEN hors-série du 30 mai 2002 et linstruction DGER/SDACE/N2002-2025 du 18 mars 2002 pour les établissements denseignement agricole). Le PPMS doit avoir un aspect opérationnel mais aussi un rôle éducatif : il doit y avoir une communication auprès des élèves des dispositions du PPMS et la prise en compte des risques majeurs par leur établissement. Pour plus d'information sur les PPMS, vous pouvez lire la FAQ sur la fiche n°11. Les programmes scolaires traitent à plusieurs reprises des risques majeurs (par exemple en Éducation civique et en géographie en cinquième ou en SVT en quatrième). Étant donné la multiplicité des aspects abordés, un enseignement en interdisciplinarité paraît être l'idéal pour étudier les risques majeurs. Que dit la loi sur l'information et l'éducation à la prévention des risques majeurs ? Larticle 21 de la loi du 22 juillet 1987 a joué un rôle fondamental en instituant le droit à l'information préventive, c'est à dire à l'information des citoyens sur les risques majeurs, leur prise en compte par l'État et les moyens de sen protéger. Il est aujourd'hui codifié dans le code de lenvironnement à larticle L.125-2 : " Les citoyens ont un droit à l'information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Ce droit s'applique aux risques technologiques et aux risques naturels prévisibles. ". Cette obligation dinformation des populations est à lorigine dune législation apparaissant dans différents codes. Elle est de plus en plus prise en compte par le ministère de lÉducation Nationale. L'article n°7 de la Charte de l'environnement stipule que : « Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement ». Le droit à l'accès aux informations relatives aux risques majeurs est donc un droit du citoyen désormais garanti par la constitution. Il existe bien d'autres textes législatifs ou réglementaires portant sur les risques majeurs et l'information du public (vous pouvez lire à ce sujet la FAQ consacrée à la fiche n°4 et celle consacrée à la fiche n°5). Quel ton adopter ? Il faut surtout ne pas tomber dans le catastrophisme. Au contraire lapport dinformations fiables et actualisées permet de comprendre, rassure et réduit les craintes injustifiées. De plus, expliquer les conduites à tenir en cas de catastrophes majeures diminue la vulnérabilité de chacun. Une éducation sur les risques majeurs doit aussi contribuer à remettre en cause les attitudes fatalistes ( on ny peut rien ), inciter à une attitude active dans la prévention, et développer le sens des responsabilités individuelles et collectives. Cette éducation doit aboutir à une "confiance lucide". Dans quelles disciplines peut-on intégrer un enseignement des risques majeurs ? On enseigne les risques majeurs principalement en éducation civique, en géographie et en Sciences de la Vie et de la Terre (SVT). Au collège, les risques majeurs sont abordés en cinquième dans les programmes d'histoire-géographie [programmes valides à la rentrée 2009] avec un chapitre en éducation civique sur les risques majeurs en général et un autre en géographie présentant la question des risques sous l'angle de l'inégale vulnérabilité des sociétés face aux risques ; en géographie en classe de troisième, les professeurs sont censés montrer l'intégration de la France dans l'Union Européenne en étudiant les réseaux de transports puis un risque majeur (feux de forêt ou un risque technologique). En SVT, les inondations et les mouvements de terrains sont inscrits dans le chapitre « évolution des paysages » en cinquième et les séismes et les volcans sont étudiés en quatrième. Chaque professeur peut s'il le veut donner un enseignement sur les risques majeurs dans le cadre de sa discipline (par exemple, un professeur de latin peut faire travailler ses élèves sur la catastrophe de Pompéi ou un professeur de langue faire écrire une lettre décrivant une catastrophe majeure) facilitant ainsi l'interdisciplinarité. Le socle commun des connaissances et des compétences fixe les repères culturels et civiques qui constituent le contenu de l'enseignement obligatoire. Il définit les sept compétences que les élèves doivent maîtriser à l'issue de la scolarité obligatoire. Léducation aux risques majeurs concerne particulièrement lacquisition de la culture scientifique et technique , des compétences sociales et civiques et de lautonomie et lesprit dinitiative . Quelle est la place de linterdisciplinarité dans léducation aux risques majeurs ? Étant donné la multiplicité des aspects abordés, le sujet des risques majeurs est idéal pour un travail en interdisciplinarité. Il est très fortement souhaitable que les enseignants dune même classe, après avoir travaillé chacun ce sujet dans leur propre discipline, mettent en commun leurs approches respectives pour construire une véritable culture du risque majeur. Les thèmes de convergence sont l'un des principaux dispositifs utilisés à l'heure actuelle [en 2009] pour pratiquer des enseignements en interdisciplinarité. On distingue six thèmes de convergence. Les risques majeurs peuvent être utilisés pour traiter de « environnement et développement durable » et de la « sécurité ». Les risques météorologiques [cyclones et tempêtes] peuvent être abordés à l'intérieur du thème « météorologie et climatologie ». Les risques majeurs sont souvent abordés dans le cadre dune réflexion sur le développement durable. |
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Faut-il impérativement commencer par la fiche 1 ? Les concepteurs du livret se sont particulièrement attachés à suivre une progression centrée sur lélève lui permettant de corriger au fur et à mesure ses idées fausses afin d'acquérir progressivement une véritable culture du risque. La démarche prend en compte progressivement des territoires de plus en plus vastes. Ce support pédagogique suit donc une progression logique que nous vous proposons de suivre. Cependant, la liberté pédagogique des enseignants et lintégration de ces sujets dans les nouveaux programmes permettent toute adaptation en fonction du contexte. Un travail en codisciplinarité, une actualité fortement relayée par les médias, un témoignage délève sont autant doccasions de développer la connaissance des risques majeurs. Mais il est important quau final chaque élève ait pu compléter son livret pour construire les bases dune culture du risque majeur. Que faire si les élèves n'ont jamais vécu de catastrophe majeure ? Fort heureusement, la majorité des enfants de 12 ans na jamais été confrontée à une catastrophe majeure. Cest pourquoi il est proposé à lélève de demander aux personnes de son entourage si elles ont déjà vécu des évènements graves. Si aucun élève ne peut apporter dexemple, il est possible de procéder par étapes : vous pouvez leur demander dabord sils se sont déjà blessés, puis s'ils ont été victimes d'accidents de la route (un risque bien connu mais qui n'est pas un risque majeur), puis donner un exemple de catastrophe majeure. La classification des risques peut se faire à partir de la définition donnée par Arlette au début de la fiche de manière que les élèves puissent relater différentes situations puis les classer selon 3 critères : leur gravité, le nombre de personnes concernées et les dégâts infligés à l'économie et à l'environnement (au sens large : tout ce qui entoure). Cette fiche permet à un élève de relativiser ce qui est dordre individuel (ce qui la profondément affecté) par rapport à ce qui est dordre collectif (ce qui touche fortement la société). Dès cette première fiche, les notions de prévision, de prévention, de protection et de réparation sont évoquées. Elles seront approfondies ultérieurement. Comment faire comprendre aux élèves quun accident de la circulation nest pas un risque majeur ? En travaillant sur la fiche n°1, les élèves apprennent à faire la différence entre un évènement grave au niveau individuel et un évènement grave au niveau collectif. L'expérience montre cependant que la majorité des élèves croît à tort quun accident de la route est un risque majeur car il sagit dun risque courant qui fait de nombreuses victimes chaque année (en 2008, 4443 morts et 96905 blessés selon l'observatoire national de la sécurité routière). La différence entre risque majeur et risque routier est essentiellement liée au nombre denjeux et à la gravité de la menace : un risque majeur peut mettre en péril toute une population et son environnement en une seule fois alors quun unique accident de la route ne met en péril que peu de personnes. Surtout, un risque majeur peut déstabiliser la société alors qu'un accident de circulation ne le fait pas. Que faire si un enfant se sent mal à laise pour parler dun événement majeur quil aurait vécu ? Demander à un enfant de parler dune expérience traumatisante quil aurait vécu peut le perturber et le faire réagir de façon imprévisible. Il est donc absolument nécessaire dagir avec tact et prudence. Cependant, dans certains cas, un tel témoignage peut le valoriser et lui permettre dextérioriser un vécu difficile. |
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Il est important que les élèves maîtrisent rapidement les définitions ci-dessous et sachent les utiliser à bon escient. Quest-ce quun aléa ? Cest un événement qui ne sest pas encore produit mais qui peut se produire. Dans le cadre des risques majeurs, il peut être dorigine naturelle (inondations, tempêtes, mouvements de terrain, tsunami ) ou dorigine humaine dite anthropique (rupture de barrage, forte explosion et/ou incendie dun véhicule transportant des matières dangereuses ). Quest-ce quun enjeu ? Tout ce qui est menacé par un aléa : une population, lenvironnement naturel, des habitations, des industries, des infrastructures (routes, réseaux de communication...), etc. Quest-ce quun risque majeur ? Cest la menace dun aléa sur un ou plusieurs enjeux. Il répond à trois caractéristiques : 1. Menacer un grand nombre
de personnes, La probabilité doccurrence [la probabilité que l'évènement ait lieu] d'un risque majeur est très faible. Sa faible fréquence entraîne un risque doubli par les populations. L'idée de risque majeur contient donc l'idée de situation d'exception. Un risque peut être exprimé mathématiquement par la formule ci-dessous où P représente la probabilité d'occurrence et G la gravité des conséquences :
R = P.G
Il nexiste pas de définition universellement admise du risque majeur. Lune des définitions les plus connues est celle donnée par Haroun Tazieff (qui est à lorigine de la réflexion sur les risques majeurs en France) : « La définition que je donne du risque majeur, c'est la menace sur l'homme et son environnement direct, sur ses installations, la menace dont la gravité est telle que la société se trouve absolument dépassée par l'immensité du désastre. ». Cette définition pose les éléments importants : le risque majeur est une menace, donc il n'est pas encore réalisé et n'est que potentiel ; cette menace porte sur la santé et la vie des êtres humains, leurs activités, leurs biens et leur environnement ; le risque majeur est d'une telle gravité que ses conséquences en cas d'accident, c'est à dire de réalisation du risque, pourraient dépasser les capacités de réaction de la société. Exemple de risque majeur naturel : un cyclone. Exemple de risque majeur technologique : un nuage radioactif. Quest-ce quune catastrophe majeure ? Cest la réalisation d'un risque majeur. On parle aussi d'accident majeur, d'événement majeur ou de crise majeure. Exemple de catastrophe majeure naturelle : le cyclone Katrina qui frappa La Nouvelle-Orléans en août 2005. Exemple de catastrophe majeure technologique : lexplosion dun réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986. Quelles sont les relations entre aléa, enjeu et risque ? Un aléa est un évènement qui ne sest pas encore produit mais qui risque de se produire ; si cet aléa menace un ou des enjeux, il devient un risque ; quand laléa na pas encore eu lieu mais menace de se réaliser, on parle de risque majeur ; quand laléa s'est réalisé, on parle de catastrophe majeure. Plusieurs risques majeurs peuvent-ils se produire en même temps ? Oui, malheureusement. Il est possible qu'un accident majeur en entraîne un ou plusieurs autres. On parle d'effet domino. De nombreux exemples peuvent être cités : - En janvier 1910, la crue de la Seine entraîna le déversement de produits chimiques d'une usine d'Ivry-sur-Seine dans l'actuel département du Val-de-Marne (combinaison du risque d'inondation et de celui d'accident industriel). - Le 16 avril 1947 dans le port de Texas City (USA), l'explosion d'un cargo transportant du nitrate d'ammonium entraîna l'explosion de deux autres navires transportant des matières explosives, l'incendie de plusieurs dépôts de produits pétroliers et d'usines, la destruction du port et la mort d'au moins 581 personnes (combinaison de plusieurs TMD et du risque industriel). - Le 27 décembre 1999, la tempête Martin a entraîné l'inondation de la centrale nucléaire du Blayais et l'arrêt d'urgence des trois réacteurs alors en marche. |
La fiche n°3 a été prévue pour obliger l'élève à revenir en arrière (peu d'entre eux aiment le faire) afin de vérifier par lui-même qu'il est désormais capable de reconnaître parmi d'autres événements graves une catastrophe majeure et d'en donner les caractéristiques. Les questions abordées par cette fiche sont semblables à celles abordées par la fiche n°1 ou celles abordées par la fiche n°2.
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FICHE 4 : Suis-je exposé à un risque majeur au collège ? et |
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La fiche n°5 propose à l'élève de pratiquer le même exercice que celui la fiche n°4, à savoir réaliser une carte des risques, mais sur un espace géographique plus large. En effet, les auteurs du livret ont choisi de sensibiliser les élèves aux risques majeurs en les faisant travailler progressivement sur des territoires de plus en plus vastes depuis ceux qu'ils côtoient régulièrement jusqu'au monde. Ainsi, la fiche n°4 traite d'un lieu que les élèves ont tous en commun tandis que la fiche n°5 permet d'informer chaque élève des risques majeurs existant dans dautres lieux qu'il fréquente régulièrement. Existe-t-il une obligation légale d'informer les populations ? Le droit des citoyens d'être informés sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis est reconnu par la loi. Il est notamment inscrit dans larticle L.125-2 du code de lenvironnement qui stipule : " Les citoyens ont un droit à l'information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Ce droit s'applique aux risques technologiques et aux risques naturels prévisibles ". Cet article est à l'origine de la notion d'information préventive. Quappelle-t-on « information préventive » dans le cadre des risques majeurs ? On appelle information préventive les mesures ayant pour objectif de faire connaître aux citoyens les dangers auxquels ils sont exposés, les dommages potentiels que ceux-ci peuvent provoquer et les mesures préventives que les citoyens peuvent prendre par eux-mêmes pour réduire leur vulnérabilité ou prises par les autorités pour protéger la population et les autres enjeux. Plusieurs documents sont prévus à cet effet par la loi, comme par exemple le DDRM ou le DICRIM. L'information préventive est une condition essentielle pour que les citoyens puissent surmonter tout sentiment d'insécurité et acquièrent un comportement responsable face aux risques. L'information préventive contribue aussi à construire et maintenir ce que l'on appelle la « mémoire du risque », notion très importante désignant le fait de savoir que des catastrophes majeures ont déjà eu lieu et pourraient de nouveau se réaliser. Quels sont les fondements juridiques de « linformation préventive » ? L'article L.125-2 du code de l'environnement qui stipule « Les citoyens ont un droit à l'information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Ce droit s'applique aux risques technologiques et aux risques naturels prévisibles » a institué un droit à l'information préventive. L'article L.124-3 du code de l'environnement stipule que « toute personne qui en fait la demande reçoit communication des informations relatives à l'environnement détenues par l'État, les collectivités territoriales et leurs groupements, les établissements publics ». L'article L.124-2 du code de l'environnement définit les informations relatives à l'environnement qui peuvent être communiquées au public : notamment, son alinéa 3°) cite les informations relatives à « L'état de la santé humaine, la sécurité et les conditions de vie des personnes, les constructions et le patrimoine culturel, dans la mesure où ils sont ou peuvent être altérés par des éléments de lenvironnement », ce qui s'applique principalement aux risques majeurs. Ce droit à l'information préventive fait partie des dispositions prises par le législateur depuis la décennie 1980 pour garantir le droit à l'information en matière d'environnement. On peut notamment citer l'article n°7 de la charte de l'environnement instituée en 2005 qui stipule « Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement ». Le droit à l'information en matière d'environnement est donc désormais reconnu dans la constitution comme un droit civique au même titre que la liberté d'expression ou le droit à un jugement équitable. Il paraît utile dindiquer aux élèves que le droit à l'information en matière de risques majeurs et plus généralement d'environnement est un exemple que les droits et les devoirs du citoyen ne se limitent pas au vote et s'appliquent dans la vie de tous les jours. Toutefois, selon les articles L.124-4 à L.124-6 du code de l'environnement, une demande d'information relative à l'environnement peut être rejetée si on estime qu'elle porte atteinte à la protection de l'environnement auquel elle se rapporte, au secret des statistiques, à la vie privée d'un autre citoyen que le demandeur, à des droits de propriété intellectuelle, à la sécurité publique ou à la défense nationale : l'intérêt général est supérieur aux intérêts particuliers. Où trouver des renseignements sur les risques majeurs ? La loi 87-565 du 22 juillet 1987 (modifiée) et le décret 90-918 du 11 octobre 1990 prévoient plusieurs documents d'information préventive. À l'échelle d'un département, le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) réalisé sous l'autorité du préfet présente les risques majeurs identifiés dans le département et les mesures prises par les autorités pour limiter leurs effets. Sur le territoire d'une commune où s'applique l'article R.125-10 du code de l'environnement, le maire doit réaliser le Document d'Information Communal sur les RIsques Majeurs (DICRIM) consultable par tous en mairie. Dans les communes où un plan de prévention des risques (PPR) ou un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) a été prescrit, le maire doit informer par des réunions publiques ou tout autre moyen approprié ses administrés sur les dispositions de ce plan au moins une fois tous les deux ans. Des campagnes d'affichage des consignes à appliquer sont prévues par l'article R.125-12 du code de l'environnement. La fiche n°8 traite de ces campagnes d'affichage. Les entreprises dites Seveso sont tenues d'informer les populations concernées par les risques que leur activité entraîne. L'article L.125-5 du code de l'environnement traite de ce que l'on appelle l'information acquéreur-locataire rendant obligatoire pour les vendeurs ou les bailleurs de biens immobiliers d'informer leurs clients que le bien vendu ou loué est inscrit dans le périmètre d'un plan de prévention des risques [PPR] ou d'un plan de prévention des risques technologiques [PPRT] ou est situé dans une zone de sismicité. Certains maires utilisent les bulletins municipaux ou le site Internet de la commune pour transmettre à leurs concitoyens des renseignements sur les risques majeurs présents sur le territoire de la commune. Quest-ce quun Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM) ? A l'échelle du département, l'information préventive est assurée en premier lieu par le Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM). Conformément à l'article R.125-11 du code de lenvironnement, « l'information donnée au public sur les risques majeurs comprend la description des risques et de leurs conséquences prévisibles pour les personnes, les biens et l'environnement, ainsi que l'exposé des mesures de prévention et de sauvegarde prévues pour limiter leurs effets » et doit être consigné dans le DDRM. Le DDRM comprend la liste des communes concernées par les risques majeurs telles qu'elles sont définies par l'article R.125-10 du même code et indique pour chacune :
Le DDRM, établi par le préfet est transmis ensuite aux maires des communes concernées avec le dossier de préparation à lélaboration du DICRIM, les cartes du risque existantes et la liste des arrêtés de catastrophe naturelle. Il doit être mis à jour au plus tard tous les cinq ans. Il est librement consultable en préfecture, en sous-préfecture et à la mairie des communes concernées. La liste des communes auxquelles s'applique l'article R.125-10 doit être remise à jour tous les ans et publiée sur les sites Internet des préfectures et du ministère chargé de la prévention des risques majeurs. Quest-ce que le Dossier dInformation Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) ? Le Dossier d'Information Communal sur les RIsques Majeurs (DICRIM) est établi par les mairies à partir des informations contenues dans le DDRM et le dossier de préparation à lélaboration du DICRIM qui remplace le Dossier Communal Synthétique (DCS) depuis le 9 juin 2004. Le DICRIM décrit aux habitants de la commune les risques existants, les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde prévues, les consignes de sécurité devant être appliquées par les habitants et le cas échéant, les mesures du PCS, la carte des cavités souterraines, la liste des repères de crues, le PPMS et les règles d'urbanisme inscrites dans le plan local d'urbanisme (PLU). Le maire fait connaître au public l'existence du DICRIM par un avis affiché à la mairie pendant au moins deux mois. Le DICRIM est librement consultable à la mairie. Certaines communes l'ont envoyé par courrier à leurs administrés. Le code de l'environnement prévoit des campagnes daffichage du DICRIM qui sont étudiées plus en détail dans la fiche n°8. Y-a-t-il dautres procédures dinformation préventive que le DDRM et le DICRIM ? L'article L.563-3 du code de l'environnement fait obligation aux maires de procéder à l'inventaire des repères de crues existants, de les entretenir et d'en créer de nouveaux matérialisant les hauteurs de crues d'inondations exceptionnelles ou de submersion marines. Les responsables des sites industriels à risques doivent informer les populations riveraines au moins tous les cinq ans des dispositions qu'ils ont prises pour prévenir les risques et protéger les populations en cas d'accident, des risques encourus par celles-ci et des gestes à effectuer en cas d'accident. Les SPPPI (Secrétariats Permanents pour la Prévention des Pollutions Industrielles) sont des groupes de concertation sur les pollutions et le risque industriel. Ils produisent une information abondante sur toutes les pollutions industrielles. L'article L.125-5 du code de l'environnement traite de l'information acquéreur-locataire (IAL), c'est à dire de l'obligation pour le vendeur ou le bailleur d'un bien immobilier situé en un lieu où s'applique un PPR, un PPRT ou situé en zone de sismicité, de signaler les risques auxquels le bien est exposé et les sinistres subis par ce bien à l'acheteur ou au loueur. L'information sur les risques doit être portée sur une fiche « état des risques » annexée au contrat de vente ou de location et réalisée à partir des documents d'information préventive. La liste des sinistres subis doit être portée sur une déclaration sur papier libre elle aussi annexée au contrat de vente ou de location. Et si aucun risque majeur nest signalé sur la commune ? Il est improbable que strictement aucun risque majeur ne soit signalé sur lensemble des communes où vivent et se rendent régulièrement les élèves. En effet, il ne faut pas oublier que certains risques majeurs comme les tempêtes, le risque lié au Transport de Marchandises Dangereuses (T.M.D), le passage d'un nuage radioactif, peuvent se produire nimporte où. Pour les autres risques, tous les départements sont plus ou moins concernés et certains d'entre eux cumulent de nombreux risques tels que l'Isère, la Guadeloupe, la Martinique, ... De même, la totalité de certains départements est soumis à tel ou tel risque majeur (par exemple la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion sont entièrement soumis au risque cyclonique). Quest-ce quune carte des risques majeurs ? La carte des risques d'un secteur géographique est la superposition sur un même fond de carte, de la carte d'un ou plusieurs aléas sur la carte des enjeux. La carte des risques permet d'identifier les secteurs exposés au(x) risque(s). Quels sont les rôles des communes et des départements en matière de prévention des risques et de lutte contre les catastrophes ? Les compétences des collectivités locales sont généralement très mal connues. Le maire exerce (ou fait exercer) ce que l'on appelle la police municipale : il est responsable de l'ordre public sur le territoire de sa commune, notion qui regroupe la sûreté ou tranquillité publique (ensemble des mesures prises pour assurer une vie paisible aux habitants), la salubrité publique (ensemble des mesures prises pour empêcher ou combattre la propagation des maladies)et la sécurité publique (l'absence de désordre).En cas de catastrophe, lui ou son représentant dirige les secours. Si une catastrophe concerne plusieurs communes ou qu'elle dépasse les capacités d'une commune le préfet de département prend alors le relais. Les Départements et les Régions n'ont pas de compétences réglementaires en matière de gestion des risques majeurs mais peuvent assister les communes, informer le public et, surtout, agir par le biais de leurs compétences en matière d'aménagement du territoire. A quoi sert un plan de gestion de crise ? Les plans de gestion de crise sont des protocoles indiquant les procédures à appliquer si une crise majeure survient. Ils permettent de se préparer à la possible survenue d'une crise, de faire face à celle-ci puis de tirer des enseignements de l'évènement pour améliorer les procédures et les structures (ce que l'on appelle le retour d'expérience). Quest-ce que le plan communal de sauvegarde (PCS) ? L'article n°13 de la loi de modernisation de la sécurité civile n°2004-811 du 13 août 2004 a instauré le Plan Communal de Sauvegarde (PCS). « Le plan communal de sauvegarde définit, sous l'autorité du maire, l'organisation prévue par la commune pour assurer l'alerte, l'information, la protection et le soutien de la population au regard des risques connus. Il établit un recensement et une analyse des risques à l'échelle de la commune. Il intègre et complète les documents d'information élaborés au titre des actions de prévention. Le plan communal de sauvegarde complète les plans ORSEC de protection générale des populations » (premier article du décret n°2005-1156 du 13 septembre 2005). Le PCS est consultable à la mairie. Le PCS comprend au moins le DICRIM, le diagnostic des risques et des vulnérabilités locales, les dispositions prises par la commune pour pouvoir, à tout moment, informer les populations et recevoir lalerte émanant des autorités. Le PCS comprend aussi les modalités de mise en uvre de la réserve communale de sécurité civile, si elle existe. Créée par la loi du 13 août 2004, elle comprend des volontaires prêts à participer aux services de secours en cas de catastrophe majeure et aux actions dinformation de la population. Cette réserve communale n'est pas obligatoire. Le maire reste responsable de lévaluation de la situation et du soutien aux personnes sinistrées. Le PCS doit permettre à la commune de faire face à toute situation durgence. Il peut donc être activé face à un accident majeur, mais aussi face à des perturbations de la vie collective (interruption longue de lapprovisionnement en eau potable ou en énergie, épidémie, intempérie ) ou des accidents plus courants (accidents de circulation, incendies ). Le PCS est obligatoire dans les communes où s'applique un PPR ou un PPI (Plan Particulier d'Intervention) document qui décrit les procédures à appliquer en cas d'accident sur un site industriel. Il est cependant conseillé à toutes les communes de se doter dun PCS car aucune dentre elles nest à labri de certains risques. La loi prévoit que les intercommunalités puissent se doter de plans intercommunaux de sauvegarde (PICS), cest à dire dun plan de sauvegarde commun aux communes membres et pouvant mettre des moyens en commun. Mais, même sil applique un PICS, le directeur des opérations de secours reste le maire. Les PPMS des établissements scolaires et le PCS de la commune où ils sont situés doivent être cohérents. Le PCS doit être compatible avec les plans d'organisation des secours, notamment le plan ORSEC. Quest-ce quun plan de prévention des risques (PPR) ? Le Plan de Prévention des Risques (PPR) a été institué par la loi n°95-101 du 2 février 1995. Il est traité aujourd'hui dans les articles L.561-1 et suivants du code de l'environnement. Un plan de Prévention des Risques peut être monorisque ou multirisques. S'il est monorisque, l'usage est d'ajouter les initiales du risque traité : par exemple, un PPR traitant du seul risque d'inondation est appelé PPRI, un PPR traitant du seul risque de mouvement de terrain PPRMT. Le PPR a pour objectifs de permettre un développement durable du territoire en faisant mieux connaître le(s) risque(s) et l(es) incidence(s) prévue(s), assurer si c'est possible une surveillance des phénomènes naturels, sensibiliser et informer les populations, faire prendre en compte les risques dans les décisions d'aménagement et les actes d'urbanisme, assurer la sécurité des installations, délimiter des « zones de danger » où toute construction est interdite sauf si une autorisation est émise dans les conditions inscrites dans le PPR, délimiter des « zones de précaution » où des interdictions de construire certains bâtiments ou aménagements et des prescriptions spéciales seront inscrites dans le PPR et de définir les règles de prévention, de protection et de sauvegarde dans ces zones. « L'État élabore et met en application les plans de prévention des risques », c'est à dire qu'un PPR est élaboré par la préfecture du département. L'élaboration d'un PPR commence par un arrêté préfectoral de prescription du PPR, c'est à dire un texte signé par le préfet ordonnant l'élaboration dans un temps limité de ce document sur un espace clairement défini. Les services déconcentrés de l'État élaborent le PPR en association avec les élus et éventuellement avec des associations loi 1901. Ensuite une enquête publique se déroule sur les communes concernées par le(s) risque(s). Au cours de celle-ci un commissaire enquêteur nommé par le président du tribunal administratif informe les citoyens et recueille leurs remarques sur un registre denquête. Des réunions publiques d'information peuvent avoir lieu. Après le rapport du commissaire enquêteur, le préfet prend un arrêté préfectoral d'approbation rendant le PPR officiel. Le PPR est une servitude d'utilité publique, c'est à dire qu'il doit être inscrit dans les documents d'urbanisme à savoir les documents réglementant la construction des bâtiments. Le maire en tient compte quand il signe un permis de construire y compris quand le demandeur est lEtat. Ne pas respecter un PPR peut entraîner une condamnation par un tribunal. Dès qu'un PPR est prescrit ou en cours délaboration, l'information acquéreur-locataire s'applique, c'est à dire que ceux qui louent ou vendent un bien immobilier doivent indiquer au locataire ou à l'acheteur qu'il y a un PPR à appliquer ou qu'il y en aura bientôt un. Le maire d'une commune où un PPR est appliqué doit régulièrement informer (au moins tous les deux ans) ses administrés des dispositions de celui-ci par des réunions publiques ou tout autre moyen approprié. Il doit aussi élaborer le Plan communal de sauvegarde (PCS) dans les deux ans suivant l'approbation du PPR par le préfet. Quest-ce quun Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) ? Les Plans de Prévention des Risques Technologiques ont été institués par la loi n°2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques. Il s'agit d'une adaptation des PPR aux risques technologiques. Si le détail des procédures diffère, les principes généraux sont les mêmes. |
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Voici quelques définitions concernant les différentes phases caractérisant les risques majeurs. Quest-ce que la prévention en matière de risque majeur ? La notion de prévention désigne ce qui permet dabaisser loccurrence dun risque, c'est-à-dire sa probabilité dapparition, ainsi que la réduction des conséquences. Elle regroupe à la fois :
La prévention a pour objectif déviter quune catastrophe (une rupture de barrage par exemple) se produise ou, si elle est inévitable (un séisme par exemple), de diminuer la vulnérabilité des enjeux. Quest-ce que la prévision en matière de risque majeur ? La prévision permet denvisager une situation future et les actions à mener lorsquelle se produit. Cette notion regroupe :
On distingue la prévision technique qui comprend tous les moyens prévisionnels pour détecter laccident et la prévision tactique qui désigne lensemble des actions que lon prévoit de mener dès la réception dune demande de secours. La prévention est une notion plus large que celle de prévision. Quest-ce que la protection en matière de risque majeur ? La notion de protection désigne la mise en uvre des moyens permettant de lutter contre un sinistre afin den limiter les effets et sa propagation. Les mesures de protection ont pour but d'abaisser la gravité de l'événement une fois qu'il y a lieu mais elles doivent être prévues avant le sinistre dans le cadre de la prévention. Quest-ce que lintervention en matière de risque majeur? Cest la phase qui correspond à la mise en oeuvre des moyens de secours pour mettre fin au sinistre. Les actions sont coordonnées par une cellule de crise. Celle-ci sappuie essentiellement sur:
Il existe une cellule de communication dont le rôle est primordial pour assurer une bonne cohésion entre les groupes impliqués (exploitants, forces de lordre, autorités/élus, secours publics et privés) afin daccroître leur efficacité et déviter daggraver la crise médiatique. Cest aussi linterphase entre le public et les médias, les victimes et leur famille. La gestion de la crise est fortement facilitée par les mesures de prévention, de prévision et de protection envisagées avant le sinistre. Quest-ce que la réparation en matière de risque majeur ? Cest la phase après la fin du sinistre où lon cherche à assurer un retour à la normale. Elle commence immédiatement après un événement majeur par la réparation médicale (les soins) et les réparations matérielles. Puis vient la réparation financière exécutée par les compagnies dassurance, lÉtat et les collectivités locales. Quels sont les rapports entre prévision, prévention, protection, intervention et réparation ? Leur ordre chronologique est le suivant :
Exemple : dans une usine où se trouvent des matières inflammables, la prévention consiste à informer la population des risques encourus et à prendre des mesures de sécurité pour éviter quun incendie se déclenche ; la prévision consiste à identifier les aléas et les enjeux ; la protection consiste à utiliser en cas de sinistre des extincteurs automatiques à eau (sprinklers) ou dautres dispositifs daspersion préalablement installés. Quelle est la différence entre une parade active et une parade passive ? Il existe de nombreux moyens de prévenir ou de se protéger d'un risque majeur. Ils sont classés en « parades actives » ou « parades passives ». Les parades actives sont des mesures ou des dispositifs ayant pour but d'éviter la réalisation dun aléa ou du moins de réduire sa probabilité d'occurrence. Exemples de parades actives : l'endiguement d'une rivière contre les inondations ou un traitement anti-corrosion des canalisations et réservoirs de matières dangereuses. Les parades passives sont des mesures ou des dispositifs ayant pour but de protéger les enjeux quand l'aléa se réalise. Exemple de parades passives : le débroussaillement autour d'une habitation en forêt pour la protéger d'un feu de forêt, ou la mise en place de dispositifs paravalanches en montagne, sont des exemples de parades passives. Quest-ce que la mitigation ? La notion de mitigation désigne lensemble des mesures qui permettent de diminuer les conséquences dune catastrophe en atténuant les dommages sur les enjeux pour les rendre plus supportables par la société. La mitigation recoupe les notions de prévention, de prévision et de protection. La mitigation est une stratégie de développement durable : il sagit dagir aujourdhui en prévision dun évènement qui aura lieu ou pourrait avoir lieu dans le futur. Quest-ce que la résilience ? Le mot résilience désignait à lorigine la résistance des matériaux aux chocs. Des psychologues lont étendu à la capacité de récupérer après un traumatisme de façon à pouvoir vivre à nouveau normalement. Le mot est aujourdhui de plus en plus utilisé en écologie et dans le domaine de la gestion des risques pour désigner la capacité dun écosystème ou dune communauté humaine à retrouver un fonctionnement normal après une catastrophe. Quest-ce que la vulnérabilité ? La vulnérabilité désigne la fragilité des différents enjeux face à la réalisation d'un événement majeur. On distingue :
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Cette fiche na pas pour objectif de donner une description institutionnelle de lÉtat, ni de décrire de façon détaillée les processus de gestion de crise, mais de faire connaître aux élèves les acteurs de la gestion des risques et des crises à léchelle d'une commune ou d'un département. Quelle sont les missions du maire et du préfet dans la gestion des risques majeurs ? Le préfet est le représentant de lÉtat dans les départements et les régions. Il dirige à ce titre les services déconcentrés de lÉtat, c'est à dire les administrations de lÉtat, par exemple : le bureau interministériel de défense et de sécurité civile, la Direction Départementale des Territoires (DDT [fusion des DDE et ex-des DDAF]. Le maire et son conseil municipal sont élus par les citoyens tous les 6 ans. Le maire a pour mission d'appliquer les lois sur le territoire de sa commune et d'exécuter les décisions du conseil municipal.. Quelles sont les relations entre les deux ? Le préfet veille à ce que les actions du maire soient conformes à la loi. En matière de risques majeurs, cela signifie que le préfet s'assure que le maire respecte les obligations légales, par exemple la rédaction du Dossier dInformation Communale sur les Risques Majeurs (DICRIM) et prenne en compte la prévention des risques majeurs sur le territoire de sa commune. Le préfet assiste le maire si celui-ci n'a pas les moyens de ses missions. Note : le préfet du département où se trouve le chef-lieu de région est aussi le préfet de région, c'est à dire le représentant de l'État en région. Il dirige les services de l'État à l'échelle régionale par exemple : la Direction Régionale de lEnvironnement, de lAménagement et du Logement (DREAL). Quel est le rôle du préfet et de ses services en matière de risques majeurs ? Avant une crise, le préfet assisté par le SIDPC (Service Interministériel de Défense et de Protection Civile) étudie et recense les risques existants sur le territoire du département (DDRM), élabore et met à jour les plans de secours et ceux de protection tels que le plan ORSEC (Organisation de la Réponse de SÉcurité Civile), le plan blanc, le plan rouge, etc , organise et contrôle les exercices de sécurité civile, gère l'alerte des populations. Durant une crise, dès que celle-ci dépasse les moyens d'intervention d'une commune ou se déroule sur plusieurs communes, une cellule de crise se met en place à la préfecture et assiste le préfet afin de protéger les populations, de mettre fin le plus tôt possible et avec le moins de dégâts possibles à la crise, d'assurer le maintien de l'action gouvernementale et de l'ordre public et la communication avec la population et la presse. Après la crise, le préfet doit assurer l'aide aux populations (satisfaction des besoins matériels, relogement, restauration du cadre de vie, etc ), le redémarrage de l'activité économique, l'information et le suivi des sinistrés, le suivi médical des victimes (y compris l'aide psychologique) et gérer d'éventuels contentieux. Il a aussi en charge les analyses des retours d'expériences. Quel est le rôle du maire en matière de risques majeurs ? En matière de prévention des risques majeurs à l'échelle locale, les deux principaux acteurs sont le maire et le préfet. Les maires sont à la fois agent de l'État et agent de la commune (ils doivent exécuter les décisions de l'État et aussi celles de la commune). Ils sont chargés de missions nombreuses et variées en raison de cette double casquette. Le maire, daprès larticle L.2212-2 du code général des collectivités territoriales alinéa 5, doit assurer parmi ses missions de police municipale, Le soin de prévenir, par des précautions convenables, et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et les fléaux calamiteux ainsi que les pollutions de toute nature, tels que les incendies, les inondations, les ruptures de digues, les éboulements de terre ou de rochers, les avalanches ou autres accidents naturels, les maladies épidémiques ou contagieuses, les épizooties, de pourvoir d'urgence à toutes les mesures d'assistance et de secours et, s'il y a lieu, de provoquer l'intervention de l'administration supérieure . Cet article signifie que le maire est chargé de la prévention des risques majeurs et de la gestion de crise sur le territoire de sa commune et qu'il doit faire appel à l'autorité du préfet (donc de lÉtat) si la crise dépasse les ressources de celle-ci. Les fonctions du maire : - il est responsable de la sécurité publique sur sa commune. En cas d'accident majeur, son rôle est de gérer celui-ci pour y mettre fin. Le préfet (lÉtat) n'intervient que si la crise dépasse les moyens de la commune. En cas de crise, le maire informe d'urgence le représentant de l'État dans le département et lui fait connaître les mesures qu'il a prescrites (cf. art. L.2212-4 du code général des collectivités territoriales). Le maire gère donc la crise majeure mais sous la surveillance du préfet. De plus :
Que se passe-t-il quand une catastrophe frappe plusieurs communes sur plusieurs départements ? Deux éventualités sont possibles :
Le territoire français est divisé en 12 zones de défense dont 5 en outre-mer ; une zone de défense est dirigée par un préfet de zone dont l'une des missions est la gestion des crises qui dépasseraient les ressources d'un département ou en frapperaient plusieurs. Quel est le rôle des sapeurs pompiers ? D'après l'article L.1424-2 du code général des collectivités locales, " Les services d'incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. Ils concourent, avec les autres services et professionnels concernés, à la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes, à l'évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi qu'aux secours d'urgence. Dans le cadre de leurs compétences, ils exercent les missions suivantes : la prévention et l'évaluation des risques de sécurité civile ; la préparation des mesures de sauvegarde et l'organisation des moyens de secours ; la protection des personnes, des biens et de l'environnement ; les secours d'urgence aux personnes victimes d'accidents, de sinistres ou de catastrophes ainsi que leur évacuation. " Dans la culture populaire, les pompiers sont les " soldats du feu " ; en réalité, seulement un dixième environ des interventions ont un rapport avec la lutte contre les incendies. La plupart des interventions concerne des secours durgence à des accidentés. Certaines unités de sapeurs-pompiers sont spécialisées dans un type d'intervention souvent lié à un ou plusieurs risques majeurs. Par exemple, les équipes RAD (risques radiologiques) sont des équipes formées, entraînées et équipées pour faire face à un accident impliquant des éléments radioactifs. Les sapeurs-pompiers sont organisés en SDIS (Services Départementaux d'Incendie et de Secours). Il y a un SDIS par département. On les distingue en ajoutant le numéro du département (par exemple, le SDIS 30 désigne le SDIS du Gard). Toutefois, Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne n'ont pas de SDIS : la défense contre les incendies et les risques majeurs y est assurée par la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) qui est une unité militaire. Les SDIS sont financés par les départements et les communes. Ils sont commandés par un colonel des sapeurs-pompiers qui est placé sous l'autorité du préfet et des maires pour les opérations et d'un conseil composé de maires et de conseillers généraux pour l'administration. Il y a en France environ 250.000 sapeurs-pompiers dont les quatre cinquièmes sont des volontaires. Le numéro de téléphone pour les contacter est le 18. Les sapeurs-pompiers interviennent pendant et après un événement majeur mais également avant, en amont en participant à l'élaboration des plans de prévention. Quel est le rôle des forces de lordre (police et gendarmerie) ? Elles sont chargées d'assurer l'ordre public en toutes situations dont celles de crise majeure. Au cours de celles-ci, elles ont plus particulièrement en charge la lutte contre les pillages, la canalisation des mouvements de foule (paniques, évacuations, etc...) et l'interdiction de circulation dans certains secteurs. Quel est le rôle du SAMU ? Le SAMU (Service d'Aide Médicale Urgente) est une administration chargée de gérer l'aide médicale urgente, c'est à dire les soins que l'on donne avant l'arrivée à l'hôpital. Il y a un SAMU par département. Il comprend un service gérant un centre de réception d'appels dont le numéro d'appel, le 15, est le même pour toute la France et un centre de formation initiale ou continue aux secours d'urgence. Les équipes intervenant sur le terrain sont en fait appelées SMUR (Services Mobiles d'Urgence et de Réanimation). La confusion vient de ce que les équipes SMUR portent souvent le sigle SAMU sur leur équipement. En France, la doctrine veut que les blessés soient soignés ou médicalisés sur place avant d'être transportés vers un hôpital, alors quen Amérique ils sont conduits au plus vite dans un hôpital. Quel est le rôle de Météo France ? Météo France est le service national français de prévision météorologique. Son rôle est particulièrement important dans la surveillance des aléas. Dans le cadre des alertes météorologiques et de la vigilance des crues, il lui appartient dadresser, aux SIDPC des préfectures, les bulletins dalerte météorologiques à partir du niveau 3/4 de vigilance (orange sur la carte) pour quils les transmettent aux services déconcentrés de lEtat ainsi quaux services apparentés au service publique (ERDF,GDF,SNCF, Sociétés dautoroute) ainsi quaux maires pouvant être concernés par cette alerte. Pendant la crise, Météo France fournit aux préfets, aux maires et aux services en opération le suivi et les prévisions permettant de gérer cette crise. Avant comme pendant les crises, Météo France informe les populations, par exemple par la procédure Vigilance Météo. Que se passe-t-il quand une catastrophe frappe plusieurs communes sur plusieurs départements ? Deux éventualités sont possibles : ou bien c'est le premier préfet de département informé qui gère la catastrophe, ou bien si la catastrophe dépasse les ressources d'un département c'est le préfet de zone qui gère la crise et dirige les secours. Le territoire français est divisé en 12 zones de défense dont 5 en outre-mer ; une zone de défense est dirigée par un préfet de zone qui est le préfet de la région où se trouve l'état-major de zone et dont l'une des missions est la gestion des crises qui dépasseraient les ressources d'un département ou en frapperaient plusieurs. Quel est le rôle des sapeurs pompiers ? D'après l'article L.1424-2 du code général des collectivités locales, " Les services d'incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. Ils concourent, avec les autres services et professionnels concernés, à la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes, à l'évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi qu'aux secours d'urgence. Dans le cadre de leurs compétences, ils exercent les missions suivantes : la prévention et l'évaluation des risques de sécurité civile ; la préparation des mesures de sauvegarde et l'organisation des moyens de secours ; la protection des personnes, des biens et de l'environnement ; les secours d'urgence aux personnes victimes d'accidents, de sinistres ou de catastrophes ainsi que leur évacuation. " Dans la culture populaire, les pompiers sont les " soldats du feu " ; en réalité, seulement un dixième environ des interventions concerne la lutte contre les incendies. La plupart des interventions concerne des secours durgence à des accidentés. Certaines unités de sapeurs-pompiers sont spécialisées dans un type d'intervention souvent lié à un ou plusieurs risques majeurs. Par exemple, les équipes RAD (risques radiologiques) sont des équipes formées, entraînées et équipées pour faire face à un accident impliquant des éléments radioactifs. Les sapeurs-pompiers sont organisés en SDIS (Services Départementaux d'Incendie et de Secours). Il y a un SDIS par département. On les distingue en ajoutant le numéro du département (par exemple, le SDIS 30 désigne le SDIS du Gard). Toutefois, Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne n'ont pas de SDIS : la défense contre les incendies et les risques majeurs y est assurée par la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) qui est une unité militaire. Les SDIS sont financés par les départements et les communes. Ils sont commandés par un colonel des sapeurs-pompiers qui est placé sous l'autorité du préfet et des maires pour les opérations et d'un conseil composé de maires et de conseillers généraux pour l'administration. Il y a en France environ 250.000 sapeurs-pompiers dont les quatre cinquièmes sont des volontaires. Le numéro de téléphone pour les contacter est le 18. Les sapeurs-pompiers interviennent avant, pendant et après une crise. Quel est le rôle des forces de lordre (police et gendarmerie) ? Elles sont chargées d'assurer l'ordre public en toutes situations dont celles de crise majeure. Au cours de celles-ci, elles ont plus particulièrement en charge la lutte contre les pillages, la canalisation des mouvements de foule (paniques, évacuations, etc...) et l'interdiction Quel est le rôle du SAMU ? Le SAMU (Service d'Aide Médicale Urgente) est une administration chargée de gérer l'aide médicale urgente, c'est à dire celle que l'on donne avant l'arrivée à l'hôpital. Il y a un SAMU par département : le sigle SAMU désigne en effet un service gérant un centre de réception d'appels (le numéro d'appel est unique pour toute la France : le 15) et un centre de formation initiale ou continue aux secours d'urgence. Les équipes intervenant sur le terrain sont en fait appelées SMUR (Services Mobiles d'Urgence et de Réanimation). La confusion vient de ce que les équipes SMUR portent souvent le sigle SAMU sur leur équipement. En France, la doctrine est que les blessés doivent être soignés sur place : il faut éviter de confondre avec la pratique des services d'aide médicale urgente américains qui au contraire cherchent à amener les blessés le plus vite possible dans un hôpital. Quel est le rôle de Météo France ? Météo France est le service national français de prévision météorologique. Son rôle est particulièrement important dans la surveillance des aléas. Dans le cadre des alertes météorologiques et de la vigilance des crues, il lui appartient dadresser, aux SIDPC des préfectures, les bulletins dalerte météorologiques à partir du niveau 3/4 de vigilance (orange sur la carte) pour quils les transmettent aux services déconcentrés de lEtat ainsi quaux services apparentés au service publique (ERDF,GDF,SNCF, Sociétés dautoroute) ainsi quaux maires pouvant être concernés par cette alerte. Pendant la crise, Météo France fournit aux préfets, aux maires et aux services en opération le suivi et les prévisions permettant de gérer cette crise. Avant comme pendant les crises, Météo France informe les populations, par exemple par la procédure Vigilance Météo. |
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Le but de la fiche n°8 est de faire prendre conscience aux élèves que chaque citoyen (et eux-mêmes les futurs citoyens) a un rôle à jouer dans la prévention des risques majeurs et lors dune crise majeure. Quel est le rôle du citoyen dans la sécurité civile ? D'après l'article n°4 de la loi n°2004-811 dite de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004, « Toute personne concourt par son comportement à la sécurité civile. En fonction des situations auxquelles elle est confrontée et dans la mesure de ses possibilités, elle veille à prévenir les services de secours et à prendre les premières dispositions nécessaires ». La protection des populations est une mission essentielle des pouvoirs publics mais la sécurité civile est l'affaire de tous. Il est particulièrement important que les citoyens prennent leurs responsabilités et participent à la prévention des risques majeurs, ce qui rend d'autant plus nécessaire une éducation aux risques. A quoi servent les affiches communales dinformation sur les risques majeurs ? Les citoyens ont un droit à linformation sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis et sur les mesures prises ou prévues pour les protéger. Les articles R.125-12 à R.125-14 du code de lenvironnement imposent de faire connaître au public par voie daffiches les consignes de sécurité inscrites dans le DICRIM (Dossier dInformation Communal sur les RIsques Majeurs). Ces affiches doivent être conformes à un modèle, actuellement défini par larrêté du 09 février 2005 [aida.fr] (cependant, quelques mairies ont utilisé un modèle différent). De même, les pictogrammes sur fond violet sont ceux officiellement établis par le ministère et défini par le même arrêté [prim.net]. Où se procurer les pictogrammes ? Il est possible de se procurer les pictogrammes sur [ prim.net ] (il ny a pas de droits dauteurs)] Faut-il rester passif en cas daccident majeurs ? Non surtout pas. Cest un devoir moral et civique dalerter les autorités et les services publics en cas daccident ou de catastrophe en appelant les numéros durgence :
Pourquoi doit-on écouter la radio en cas de crise ? En cas dévénement majeur, des radios ayant signé des conventions avec les autorités transmettent régulièrement des messages d'information :
Les associations de radio amateurs peuvent aussi avoir un rôle. Les fréquences à écouter en cas de crise sont consultables sur le site de la préfecture du département. La fréquence nationale spécifique au département concerné est inscrite sur laffiche communale. |
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Comment est-on averti dun accident majeur proche de chez soi ? Il existe plusieurs moyens pour alerter la population quun accident majeur vient de se produire :
Quest que le signal national dalerte (SNA) ? Le réseau national d'alerte est un réseau constitué de sirènes pneumatiques, électromécaniques ou électroniques, chargé de diffuser le signal national d'alerte en cas de besoin. Elles sont essayées le premier mercredi de chaque mois à midi Le Signal National dAlerte (SNA) est le moyen utilisé pour alerter les populations qu'elles doivent se mettre à l'abri ou même se confiner, c'est à dire rejoindre un local clos aux ouvertures soigneusement bouchées. Il est donc utilisé pour signaler un accident majeur sur un site industriel ou nucléaire fixe, un accident de transport de marchandises dangereuses (formation dun nuage toxique), un cyclone (dans les départements d'outre-mer), ou toute situation qui nécessiterait de se protéger à lintérieur dun bâtiment. Les caractéristiques du SNA fixées par l'arrêté du 23 mars 2007.consiste en trois cycles successifs de 1 minutes et 41 secondes chacun séparés par des intervalles de 5 secondes. Chaque cycle compte 5 périodes de fonctionnement suivies d'une descente de régime, ces périodes ayant des durées variables. Si le SNA dure 1 minute et 41 secondes, c'est afin d'harmoniser les sons produits par les sirènes électroniques et ceux produits par les sirènes électromécaniques qui tournent pendant une minute et ont un temps d'arrêt de 41 secondes. Le signal de fin d'alerte dure 30 secondes. Ce n'est qu'après l'avoir entendu que l'on peut sortir à l'extérieur de son abri. Les élèves ont-ils déjà entendu le signal national dalerte (SNA) ? Les élèves ont déjà certainement entendu le SNA, mais comme la plus part des adultes, sans en connaître la véritable signification. En effet les sirènes, qu'elles soient gérées par l'État, une commune ou un établissement industriel émettant le SNA sont obligatoirement essayées le premier mercredi de chaque mois à midi. A noter que le SNA est hérité du signal utilisé en cas dattaques aériennes durant la seconde guerre mondiale. Les textes prévoient quil puisse de nouveau être utilisé éventuellement pour la défense civile et prévenir dattaques aériennes. Quest ce que la corne de brume dans le contexte des risques majeurs ? Les cornes de brume sont à lorigine des instruments de signalisation en mer. Autrefois il sagissait de véritables cornes que lon avait évidée. Aujourd'hui elles sont en laiton ou en matière plastique. Elles sont automatisées et fonctionnent grâce à une cartouche de gaz comprimé doù leur nom de sirènes pneumatiques Elles sont utilisées par les navires pour signaler leur présence ou par des phares ou un port pour signaler un obstacle comme un récif, un banc de sable,. Dans le contexte des risques majeurs, la corne de brume est utilisée pour signaler une rupture de barrage. Le signal dure au moins deux minutes et consiste en émissions dune durée de 2 secondes séparées par des intervalles de 3 secondes. . Le signal dessai dure 12 secondes (3 coups avec 2 intervalles). Le signal de fin dalerte dure 30 secondes. Vous pouvez écouter le signal corne de brume sur ce lien. Où peut on écouter le signal national dalerte (SNA) ? Vous pouvez écouter le signal national d'alerte (SNA, « corne de brume » et signal de fin d'alerte) sur le site de l'IFFO-RME. Existe-il des risques majeurs pour lesquels il nexiste pas de signaux dalerte ? Effectivement, pour informer de certains évènements majeurs il n'y a pas de signaux d'alerte.
Quelle est la différence entre alerte et vigilance ? Une alerte sert à avertir les populations qu'une crise majeure est en cours et qu'elles doivent appliquer les consignes de sécurité tandis que la vigilance consiste à observer la situation pour prévoir la réalisation d'un aléa ou l'évolution d'un événement majeur. Lalerte est une mesure de protection tandis que la vigilance est une mesure de prévention. Il existe des procédures de vigilance consultables par le grand public pour les risques inondation, tempête et cyclone. |
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Existe-il des consignes de sécurité applicable à tous les événements majeurs ? Trois consignes s'appliquent lors de toutes les situations de crise :
Pourquoi ne faut-il pas aller chercher ses enfants à lécole ? Les parents ne doivent surtout pas aller chercher leurs enfants à l'école en cas de crise majeure. Ce réflexe est compréhensible, mais dangereux pour plusieurs raisons :
Il est donc inutile et dangereux d'aller chercher ses enfants à l'école. Il est important que les élèves le disent et l'expliquent à leurs parents. Pourquoi est-il conseillé découter une radio à piles pendant une crise majeure ? En cas de confinement, il faut écouter de préférence une radio à piles pour le cas où le réseau électrique serait affecté par le sinistre. Pour transmettre des messages d'information, les autorités ont signé des conventions valables sur tout le territoire avec les stations de radio France Bleu, France Inter et France Info ainsi quavec des radio locales : il faut se renseigner à la préfecture. L'État peut dans des situations très graves appliquer l'article n°8 de la loi n°2004-811. D'après l'article n°8 de la loi n°2004-811, « En cas de risque majeur ou de déclenchement dun plan ORSEC justifiant dinformer sans délai la population, les services de radiodiffusion sonore et de télévision sont tenus de diffuser à titre gracieux, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État, les messages dalerte et consignes de sécurité liés à la situation. Les obligations auxquelles sont assujetties les détenteurs de moyens de publication et de diffusion sont fixées dans un code d'alerte national défini par décret. ». ( décret n°2005-1269 du 12 octobre 2005) Il peut être fait appel à des radios-amateurs. Pourquoi ne faut-il pas utiliser les téléphones pendant un événement majeur ? Si un accident majeur se produit, il ne faut téléphoner qu'en cas de nécessité vitale. Le réseau téléphonique doit en effet rester utilisable par les secours et les autorités. Les retours d'expérience sur des catastrophes (AZF par exemple) montrent que la population a le réflexe inadapté de téléphoner, ce qui entraîne une saturation du réseau et entrave l'action des secours. Dans les établissements scolaires, le PPMS doit contenir explicitement l'interdiction d'utiliser les téléphones portables. En cas de catastrophe, il est préférable que la cellule de crise utilise des téléphones à fil. Ils présentent en effet un grand avantage : leurs fils sont conducteurs, de sorte qu'en cas de panne d'électricité, ils sont encore utilisable. Par contre les téléphones sans fil et les téléphones portables sont dépendants d'une centrale téléphonique qui peut être saturée... ou touchée par le sinistre. Malheureusement les téléphones à fil sont de plus en plus rares. |
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Quest-ce quun Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) ? Le PPMS, est l'organisation interne propre à chaque établissement accueillant des scolaires qui permet d'être en mesure de mettre en sécurité les élèves et le personnel en cas d'événement majeur, de manière autonome, en attendant l'arrivée des secours extérieurs. Pourquoi mettre en place un Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) ? L'objectif d'un PPMS est de préparer la communauté scolaire à une situation de crise liée à la survenue d'un accident majeur afin d'assurer la sauvegarde des personnes se trouvant à l'intérieur de l'établissement (élèves, personnels, autres) en attendant l'arrivée de secours extérieurs. La mise en uvre d'un PPMS permet d'éviter l'improvisation et doit faciliter l'exécution des directives des autorités. La mise en place d'un PPMS, peut être intégrée à une démarche de développement durable. Quelles sont les spécificités dun Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) ? Le PPMS est un plan particulier à l'établissement : cela signifie que chaque établissement doit élaborer le sien en prenant en compte les spécificités de l'établissement et des risques majeurs le menacent. Rappel :
Le PPMS peut être activé selon deux modes :
Les deux volets doivent toujours être présents. Le PPMS n'est pas un plan de prévention car il ne permet pas d'éviter l'évènement. Le PPMS est un plan de prévision : il consiste dans un premier temps à prévoir au mieux les évènements majeurs pouvant se produire puis à prévoir les mesures les plus adaptées à mettre en uvre pendant la crise. Comment met-on en place un Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) ? Il est important de respecter une méthodologie de mise en place d'un PPMS :
Après la rédaction et la simulation du PPMS, celui-ci doit être examiné en commission permanente pour les collèges et Lycées et dans les conseils d'écoles pour le premier degré. Aprés l'approbation du conseil d'administration de l'établissement, le PPMS est communiqué au maire et à l'inspecteur d'académie qui met le PPMS à disposition du préfet. Remarque : le maire doit tenir compte dans l'élaboration de son Plan Communal de Sauvegarde (PCS) de l'existence des PPMS des établissements d'enseignement présents sur le territoire de la commune. Une concertation doit donc avoir lieu entre la commune et les établissements pour rendre cohérent le PCS et les PPMS. Qui élabore le Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) ? Le responsable de l'établissement (chef d'établissement ou directeur d'école) élabore le PPMS au sein d'un groupe de travail composé de personnes internes et/ou externes à l'établissement. A qui un Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) doit-il être communiqué ? Pour un collège, le PPMS est communiqué au maire de la commune, à l'inspecteur d'académie (directeur des services départementaux de l'éducation nationale), au recteur de l'académie par la voie hiérarchique et au conseil général afin de garantir la cohérence avec les mesures prises en matière de sécurité. Les établissements privés doivent-ils établir leur Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) ? Le PPMS s'impose à tous les établissements d'enseignement. Quel signal dalerte peut-on adopter dans un établissement scolaire ? Il est très important que le signal de mise à l'abri et le signal d'évacuation soient parfaitement distincts de manière à ce qu'il n'y ait pas la moindre confusion. Il n'y a pas à ce jour de signal imposé mais il est indispensable que le signal soit entendu dans l'ensemble de l'établissement. Le signal d'évacuation est couramment celui d'une alarme incendie, mais un autre signal peut être adopté. Le signal de mise à l'abri peut être le Signal National d'Alerte, la sonnerie de fin de cours ou de récréation actionnée manuellement avec un code spécifique connu de tous Pourquoi un Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) traite-il de lutilisation des téléphones ? En cas d'accident majeur, l'utilisation des téléphones portables sera interdite aux élèves. Il ne faut téléphoner qu'en cas de nécessité vitale. Le réseau téléphonique doit en effet rester utilisable par les secours et les autorités. Les retours d'expérience sur des catastrophes (AZF par exemple) montrent que la population a le réflexe inadapté de téléphoner, ce qui entraîne une saturation du réseau et entrave l'action des secours. Dans les établissements scolaires, le PPMS doit contenir explicitement l'interdiction d'utiliser les téléphones portables. En cas de catastrophe, il est préférable que la cellule de crise utilise des téléphones à fil. Ils présentent en effet un grand avantage : leurs fils sont conducteurs, de sorte qu'en cas de panne d'électricité, ils sont encore utilisable. Par contre les téléphones sans fil et les téléphones portables sont dépendants d'une centrale téléphonique qui peut être saturée... ou touchée par le sinistre. Malheureusement les téléphones à fil sont de plus en plus rares. Le PPMS doit pouvoir être utilisé en "mode de fonctionnement dégradé" de l'établissement, c'est à dire dans des conditions inhabituelles où les services publics sont interrompus et où le collège doit assurer la sûreté des personnes présentes en autonomie. Les parents peuvent-ils venir chercher leurs enfants en cas daccident majeurs ? Les parents ne doivent surtout pas aller chercher leurs enfants à l'école en cas de crise majeure. Ce réflexe est compréhensible, mais dangereux pour plusieurs raisons :
Il est donc inutile et dangereux d'aller chercher ses enfants à l'école. Il est important que les élèves le disent et l'expliquent à leurs parents. Peut-on faire le lien entre le Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) et lenseignement des risques majeurs ? La prise en compte des risques majeurs comporte des aspects opérationnels et culturels complémentaires. Sur le plan culturel, les programmes scolaires intègrent dorénavant les risques majeurs dans le cadre de l'éducation au développement durable. Sur le plan opérationnel, le PPMS apporte de nombreuses informations sur la gestion de crise en relation avec les programmes déducation civique. C'est un exemple concret et facilement accessible de démarche locale sur les risques majeurs. Pour être efficace, un PPMS nécessite une éducation aux risques majeurs montrant le lien entre l'aspect opérationnel et l'aspect culturel. L'élaboration d'un PPMS est l'occasion idéale pour démontrer et expliquer aux élèves que leur établissement peut être concerné par un ou plusieurs risques majeurs et leur montrer comment ceux-ci se manifestent et sont pris en compte aux différentes échelles. Et si un Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) nexiste pas dans létablissement solaire ? C'est pourtant obligatoire ! S'il n'y a pas de PPMS dans votre établissement, c'est l'occasion d'en créer un. Le PPMS doit être mis à jour tous les ans pour que, dans l'établissement, chacun sachent comment se comporter pendant un événement majeur. |
| Qui
assure la prise en compte des risques majeurs à l'échelle
nationale ?
Les aspects connaissance des
risques et prévention : Historiquement, ils sont plus particulièrement du ressort du ministère en charge de l'environnement et plus récemment en charge du développement durable. C'est en 1987, qu'Haroun Tazieff, alors secrétaire d'Etat aux risques majeurs, a imposé et développé l'information préventive des populations. Actuellement le ministère de l'Environnement de l'Energie du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM), sans équivalent en Europe, est l'autorité environnementale en charge de la mise en uvre des politiques de l'Etat dans ces domaines et l'interface avec les instances européennes et internationales. Ce ministère comprend huit directions dont la Direction Générale de la Prévention et des Risques (DGPR) constituée de trois services : celui des risques technologiques, celui de la prévention des nuisances et de la qualité de l'environnement et celui des risques naturels et hydrauliques qui mettent en uvre ces deux objectifs : Un objectif spécifique
:
Un objectif transversal aux
différents domaines de ce ministère :
Il existe plusieurs services
déconcentrés de ce ministère à différents
niveaux :
Les aspects gestion de crise : La structure centrale de gestion
des risques majeurs en France est la Direction de la Sécurité
Civile (DSC appelée parfois DDSC [Direction de la Défense
et de la Sécurité Civile]) qui est une composante du ministère
de l'Intérieur. Son siège est à Asnières-sur-Seine.
La DSC assure un travail de veille, d'information et de gestion interministérielle
à l'échelle nationale et internationale. La DSC supervise la chaîne
opérationnelle qui se décompose ainsi :
A noter que la DSC est chargée de la protection générale des populations contre les risques majeurs mais aussi contre les risques de la vie courante et les risques d'agressions à l'intérieur du territoire ou venant de l'extérieur. La DSC mène conformément à la loi du 13 août 2004 un travail de préparation des populations aux crises visant à rendre le citoyen acteur de sa propre sécurité. La sensibilisation du grand public sur les risques en général se fait par des campagnes nationales de prévention, des actions de sensibilisation sur le terrain, des communiqués dans la presse et sur Internet. Existe-il dans chaque département des structures impliquées dans la gestion des risques majeurs ? Les structures déjà
indiquées dans la fiche 7 existent dans chaque département,
en particulier :
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Dans le Monde, quels sont les pays concernés par les risques majeurs ? Dans le monde, la plus part
des pays sont concernés par les risques majeurs qu'ils soient naturels
ou technologiques à l'exception des déserts par exemple
qui sont caractérisés par une très faible densité
de population. Oui, certains pays sont plus particulièrement exposés, le plus souvent pour des raisons liées à la tectonique des plaques (séismes et volcanisme), à d'importants phénomènes météorologiques récurrents tels que les cyclones dans les zones tropicales, à l'aménagement du territoire, à l'organisation de la société. C'est ainsi que certains pays payent régulièrement un lourd tribut aux catastrophes majeures. Qu'elles sont les régions du globe particulièrement exposées au risque sismique ? Les séismes représentent les risques naturels les plus meurtriers et les plus dévastateurs. On en compte plus d'un million par an dans le monde. Ils peuvent accompagner certaines éruptions volcaniques mais Ils se produisent le plus souvent au niveau des zones de convergence des plaques lithosphériques appelées aussi plaques tectoniques. On en compte 12 grandes à la surface du globe, la plus grande étant celle du Pacifique; certaines peuvent être subdivisées en plaques plus petites. Quels sont les facteurs qui peuvent accroître la vulnérabilité des zones exposées aux séismes ? La vulnérabilité
de ces zones dépend par exemple : - de l'heure à laquelle se produit le séisme par exemple les conséquences de la catastrophe peuvent être plus importantes la nuit, ou dans un quartier d'affaire en pleine journée. Existe-t-il une relation entre séisme et éruption volcanique ? Oui, parfois : une éruption volcanique est toujours accompagnée localement d'une forte activité sismique. Mais inversement, un séisme se produit le plus souvent, sans qu'il y ait d'éruption volcanique associée. Où les volcans sont-ils situés dans le monde ? On compte actuellement plus de 1500 volcans terrestres actifs dans le monde et environ 60 éruptions volcaniques par an. La plupart sont situés en limite des plaques tectoniques. Très nombreux autour de l'océan Pacifique, ils forment ce que l'on appelle la " ceinture de feu ". Plus de 5 millions de personnes, surtout dans les pays en voie de développement, sont concernés par ce risque. Toutes les éruptions volcaniques sont-elles identiques ? Non, il existe des éruptions effusives avec d'importantes coulées de lave et des éruptions explosives, très meurtrières, au cours desquelles les gaz sous pression projettent des lambeaux de magma. Le type d'éruption dépend de la nature chimique du magma. A noter que de nombreuses quantités de gaz toxiques sont libérées au cours de toute éruption. Les éruptions volcaniques peuvent-elles entraîner d'autres risques ? Toujours accompagnées d'une forte activité sismique, les éruptions volcaniques peuvent être accompagnées de glissements de terrain et de tsunamis pour les volcans marins. Plusieurs années après une éruption, les cendres volcaniques peuvent former avec la neige et l'eau des coulées de boue très meurtrières appelées lahars (ex : le Nevado del Ruiz en Colombie). D'autre part, des remontées brutales de dioxyde de carbone (gaz carbonique) au fond des lacs de cratère peuvent asphyxier les hommes et les animaux comme dans le lac Nyos au Cameroun et des émanations de gaz sulfureux très toxiques s'échappent de nombreux cratères. Qu'elle peut être l'origine d'un tsunami ? Les tsunamis correspondent au déplacement d'une énorme masse d'eau marine. Ils sont dus à divers phénomènes tels que des séismes marins de très forte magnitude (supérieure à 7), plus ou moins éloignés des côtes, une explosion volcanique sous-marine, un effondrement d'île volcanique, un important glissement de terrain sous-marin, en bordure du plateau continental, une chute de météorite. Leurs conséquences sont souvent dramatiques Qu'elles sont les différentes formes d'inondation ? Les inondations peuvent être, soit des submersions marines, des crues lentes de plaine ou des crues torrentielles. Exceptionnellement elles peuvent être dues à une rupture d'un barrage. Qu'elles sont les régions du globe particulièrement exposées aux inondations ? Dans le monde, la plus part des pays sont concernés par les inondations. Conséquences de précipitations importantes en durée et (ou) en intensité ce sont les risques majeurs qui causent les dégâts les plus importants. En Europe et en Amérique du Nord, la fonte des neiges, les pluies océaniques et les orages d'été peuvent être à l'origine de violentes inondations. Au niveau des zones tropicales, les cyclones sont redoutés par les populations car les pluies torrentielles, les inondations côtières et les vents violents font tous les ans des dégâts considérables et de nombreuses victimes. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) surveille les régions les plus menacées et des programmes de recherche en particulier sur la prévision du déplacement du cyclone ont été mis en place. L'Afrique australe connaît
elle aussi d'importantes inondations. Oui, il ne faut pas perdre de vue que des lâchers d'eau et pire encore leur rupture peuvent laisser échapper en amont des volumes d'eau faramineux d'autant qu'actuellement certains barrages montrent des signes de vieillissement et que l'on en construit de plus en plus. Le plus grand à ce jour est Le barrage des Trois Gorges, sur le Yang Tsé en Chine. Inauguré en 2003, sa construction est encore très controversée. L'un des arguments présentés pour justifier sa construction, est la réduction des inondations sur le Yan-Tsé. Pourquoi les inondations sont-elles de plus en plus destructrices ? L'urbanisation croissante des zones côtières et des zones inondables le long des cours d'eau accroissent considérablement la vulnérabilité aux inondations des hommes et des biens. Les changements climatiques ne font qu'accroître ce constat. La sécheresse peut- elle être considérée comme un risque majeur ? Oui, dans le monde plus de 6 millions de personnes sont fortement concernées par de fortes sécheresses. Les zones polaires et subpolaires ne sont pas touchées, par contre les zones tropicales paient un lourd tribut à ce risque dont les périodes s'avèrent de plus en plus longues et de plus en plus fréquentes. En Europe, comme en 1976 et 2003, les périodes de sécheresse sont dues à la présence prolongée, l'été, d'un anticyclone sur certains pays. De nombreux états autour de l'Océan pacifique subissent à l'instar des inondations les effets d'El Niño qui peut provoquer d'importantes périodes de sécheresse. Le Sahel est aussi de plus en plus touché ainsi que l'Amazonie et la Namibie au sud de l'Afrique. En 2009, l'Inde a été confrontée à une sécheresse historique. Les sécheresses peuvent-elles engendrer d'autres risques ? Oui, les périodes de sécheresse en détruisant la végétation rendent les territoires beaucoup plus sensibles aux feux de forêts et accélèrent les phénomènes d'érosion pouvant entraîner des éboulements de terrains et des coulées de boue après de fortes pluies. A travers le monde, les glissements de terrains ont-ils tous la même origine ? Non, les glissements de terrains
peuvent avoir différentes origines, ils peuvent être liés
à : Qu'elles sont les régions concernées par les cyclones ? Les cyclones, appelés ouragans dans les Antilles et typhons au NW du Pacifique, se forment dans l'hémisphère sud entre le 10ème et 20ème parallèle, au cours de l'été austral. A cette époque, la chaleur de la mer apporte à l'air une grande quantité d'énergie à l'origine de la formation de gigantesques tourbillons dévastateurs. D'autres risques peuvent-ils être associés aux cyclones ? Oui, les cyclones tropicaux s'accompagnent de pluies diluviennes provoquant de terribles inondations et mouvements de terrains. Au niveau des littoraux, on peut observer des gonflements du niveau de la mer appelés " marées d'ouragan ". Qu'elles sont les ressemblances et les différences entre les tornades et les cyclones ? Tous deux sont liés au réchauffement de l'air et peuvent être à l'origine d'importantes catastrophes. Le diamètre des tornades se limite à quelques centaines de mètres maximum alors que celui des cyclones peut atteindre 1000 km. La durée de vie d'une tornade se limite à quelques minutes, celle d'un cyclone peut dépasser une semaine. Les cyclones se développent en mer, au niveau des zones tropicales ; ils peuvent ensuite se propager sur terre. Les tornades sont des phénomènes terrestres qui se manifestent au niveau des continents, par exemple aux USA. Quelles sont les régions du globe concernées par les tempêtes ? Dès que les vents dépassent 49km/h (soit 48 nuds - degré 10 sur l'échelle de Beaufort), on parle de tempête. Ce sont des phénomènes liés à de fortes chutes de la pression atmosphérique, la température, l'humidité, la couverture nuageuse Dans l'Hémisphère nord, l'oscillation nord atlantique (ONA) moins médiatique qu'El Niño est une sorte de balancier atmosphérique entre l'anticyclone des Açores et la dépression d'Islande. Elle influence fortement les tempêtes hivernales en Europe occidentale D'autres risques peuvent-ils être associés aux tempêtes ? Oui, d'autres événements majeurs peuvent accompagner ou suivre les tempêtes. Par exemple, sur les littoraux elles peuvent être à l'origine d'inondations marines qui, en bloquant l'écoulement des fleuves peuvent provoquer à leur tour des inondations au niveau des estuaires et au-delà. De même, après leur passage sur des zones forestières, la végétation fragilisée et en partie détruite favorise les feux de forêt et l'érosion des versants. IL s'ensuit alors des glissements de terrains et des coulées de boue. En ce qui concerne les installations nucléaires, les fortes tempêtes peuvent gêner l'écoulement des eaux de refroidissement des réacteurs. Ce risque est maintenant particulièrement pris en compte par les exploitants. Où trouve-t-on le risque avalanche ? Les avalanches peuvent se produire dans toute zone montagneuse accidentée et enneigées. Ce sont les expéditions militaires qui ont payé le plus lourd tribut aux avalanches. Ainsi au 3ème siècle avant J.C, Hannibal, en franchissant les Alpes perdit environ 18 000 hommes et 2 000 chevaux. De nos jours, dans la mesure où les sports d'hiver attirent de plus en plus de touristes, le risque avalanche perdure malgré les efforts redoublés des stations de sport d'hiver en matière de prévention et de protection. Les avalanches sont réduites à un risque individuel dû le plus souvent à la témérité, l'imprudence et l'inconscience de certaines personnes qui pratiquent le hors piste. Où en est-on des feux de forêt dans le monde ? La FAO déclare que les
incendies détériorent de plus en plus les forêts du
monde, détruisant chaque année des millions d'hectares de
bois d'uvre de grande valeur et de produits ligneux. Les zones d'incendie
les plus dangereuses du monde se situent en Afrique sub-saharienne où
plus de 170 millions d'hectares brûlent chaque année. En
2003, la Fédération de Russie a perdu 23,7 millions d'hectares
de forêts et les Etats Unis 2,8 millions d'hectares. Jusqu'ici,
le Portugal a perdu environ 417 000 hectares, soit une augmentation de
plus de 300 pour cent par rapport aux pertes moyennes pendant les deux
dernières décennies. Le développement incontrôlé
des activités agricoles et touristiques, ainsi que l'utilisation
croissante des forêts pour des activités récréatives
mettent en danger les vies humaines et les ressources naturelles. Mondialement,
95% des incendies sont d'origine humaine. Une cigarette ou une allumette
peut suffire pour détruire une forêt. Les changements climatiques
interviennent également car plus les étés sont chauds
et secs, plus le danger d'incendie augmente. Oui, car en détruisant
le couvert végétal, les feux de forêts accroissent
les risques d'érosion du sol et les glissements de terrain. Que savons-nous des risques majeurs technologiques dans le monde ? De nombreux accidents se sont
produits à travers le monde, que ce soit sur des sites industriels
ou lors du transport de matières dangereuses. Les explosions peuvent
se produire pratiquement sur n'importe quel site, les effondrements caractérisent
l'industrie minière, les émissions de substances dangereuses
l'industrie chimique et les projections de matières en fusion l'industrie
sidérurgique. Il ne faut pas oublier les grands silos dans lesquels
la fermentation des grains peuvent provoquer des explosions en particulier
en cas de forte chaleur. Voici quelques exemples de catastrophes technologiques
: l'explosion de Fixborough en Angleterre, la fuite de dioxine à
Seveso en Italie, l'explosion d'une citerne de gaz liquéfié
à Mexico. Ces trois exemples concernaient une déficience
technologique. Dans le cas des rejets de substances nucléaires
comme à Tchernobyl, c'est la filière entière qui
est remise en cause. Le risque technologique est-il le même partout ? Non, les zones urbaines qui se sont considérablement développées encerclent le plus souvent ces industries ce qui augmente considérablement la vulnérabilité de ces territoires. En outre la plus part des pays du Sud et des pays émergeants sont les plus concernés pour des raisons économiques, l'utilisation de technologies moins fiables, une réglementation déficiente et mal observée, une urbanisation inadaptée, un manque de connaissance des risques, une culture trop souvent empreinte de fatalisme Existe-t-il des législations à d'autres échelles que celles des Etats ? Au niveau international la prévention des accidents industriels majeurs (Genève 1993) est abordée dans la convention (n° 174) de l'organisation internationale du travail (OIT). Après un grave accident,
la législation est renforcée. Ainsi, au niveau européen,
la catastrophe de Seveso a donné lieu en 1982, à la directive
SEVESO qui après l'accident sur le site d'AZF à Toulouse
a été complétée depuis 1996 par la directive
96/82/CE dite SEVESO 2. Celle-ci accroît, entre autre, les échanges
d'informations entre les Etats membres et renforce les aspects transfrontaliers
des conséquences d'accidents. La gestion des risques majeurs est-elle identique dans tous les pays ? La gestion des risques est fortement liée à l'organisation sociale, au mode de développement, à la culture, à la religion des pays concernés. De plus, elle nécessite des moyens qui font défaut à certains pays en voie de développement. La résilience des populations est très variable d'un pays à l'autre, les facteurs technologiques, sociaux et culturels sont donc des facteurs déterminants ainsi que la prévention, l'alerte, la gestion des crises qui sont autant de révélateurs des inégalités sociales. Comment s'organise la gestion des risques majeurs au niveau international quel que soit le risques ? Depuis le siècle dernier, pour répondre aux crises et aux catastrophes, l'aide humanitaire internationale se développe et s'améliore sans cesse. C'est un aspect particulièrement positif de la mondialisation. Ainsi, au sein du Secrétariat des Nations Unies, a été créé en 1991, le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (BCHA) qui comprend plusieurs services dont ceux concernant les interventions en cas de catastrophe. Avec ses partenaires engagés dans l'action humanitaire le BCHA définit des politiques concertées et identifie les difficultés rencontrées. En cas d'événement majeur, il met en place une équipe de spécialistes internationaux capables de coordonner les secours, de faire appel à la communauté internationale pour des besoins en experts et en matériels, d'assurer le suivi des opérations et de transmettre les informations concernant les actions sur le terrain. Il assure la liaison entre les intervenants des Nations Unies et prépare avec eux la post crise. Dans le cadre des catastrophes naturelles ou technologiques, les Organisations Non Gouvernementales (ONG), organismes d'intérêt public, jouent un rôle fondamental bien qu'ils n'aient pas le statut de sujet de droit international. Ils ont tous une origine privée, une indépendance financière et politique et sont à but non lucratif. Par exemple, en 1931, un médecin français, le général G. Saint Paul crée une association privée dite " lieux de Genève ", il s'agissait de zones neutralisées ou de villes ouvertes dans lesquelles la population civile en particulier, les enfants, les femmes, les vieillards, les malades, pouvait trouver refuge pendant la guerre. En 1958, cette association est transformée en Organisation Internationale de Protection Civile(OICP) dont les statuts permettent l'accessibilité à la qualité de membre aussi bien à des personnes physiques que morales telles que des associations, des sociétés et même des gouvernements. L'OICP, aide les Etats à développer la protection et l'assistance des populations ainsi que la sauvegarde de l'environnement. En 2000, l'OICP est reconnue en tant qu'instrument de développement durable face aux catastrophes naturelles et à celles d'origine humaine. Au niveau européen, le " Monitoring and Information Centre " (MIC) de la protection civile à Bruxelles prévoit, depuis 2002, un certain nombre de planifications encore en discussion et toujours en amélioration. Pour la France, le Centre Opérationnel de Gestion Interministériel des Crises (COGIC) est l'unique point d'entrée de ce dispositif. Il permet d'intervenir à la demande d'un des 27 pays membres de l'Union Européenne et des membres associés que sont la Norvège, l'Islande et le Lichtenstein. Par exemple, la France peut demander des aides extérieures au MIC qui ensuite les coordonne. Inversement, si un pays étranger fait une demande d'assistance, la France peut lui fournir des moyens nationaux et territoriaux. Une fois engagé pour cette mission, ces moyens passent sous le commandement du pays demandeur de l'aide. Pour les incendies de forêt,
il existe un système européen d'information créé
par le Centre commun de recherche et la direction générale
de l'environnement de la commission européenne. |